Gabriel
FAURÉ (1845-1924)
Le compositeur
du Requiem

Musicien d'église (il était organiste de la Madeleine à Paris), Gabriel FAURÉ
a voulu donner au Requiem qu'il avait commencé après la mort de sa mère une
expression intime, recueillie, et s'éloigner des grandes fresques romantiques
: " Mon Requiem ... On a dit qu'il n'exprimait pas l'effroi de la mort, quelqu'un
l'a appelé: une berceuse de la mort. Mais c'est ainsi que je sens la mort: comme
une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'audelà plutôt que comme
un passage douloureux ". (Paris-Comoedia, 12 juillet 1902). De 1888 à 1900,
Fauré retravailla son œuvre et l'étoffa, lui ajoutant notamment des cuivres.
Le chœur chante toute l'œuvre à l'exception du Pie Jesu, tendre supplication
confiée à la voix de soprano soliste. Il dialogue parfois avec la noble voix
de baryton dans le Libera me, et chante toujours de larges mélodies, comme dans
l'Agnus et le Sanctus, soutenues par un orchestre très nuancé. La terreur du
Dies Irae Gour de colère) et l'acc1amatin " Hosanna" du Sanctus, sont les seuls
éclats de cette œuvre qui trouve un aboutissement consolateur dans la prière
angélique du ln Paradisum final. "